GLORIA (IN EXCELSIS ) * TEXTE, MISE EN SCÈNE ARNE SIERENS * MUSIQUE DAAN VANDEWALLE, FREDERIK HEUVINCK * SCÉNOGRAPHIE GUIDO VROLIX * COSTUMES ILSE VANDENBUSSCHE * LUMIÈRE HARRY COLE * AVEC LEEN ROELS, TOM VERMEIR, AURELIA BRAILOWSKY, YAHLI VERMEIRE/LIESL RENSHOFER * PRODUCTION KOEN DEMEYERE * COMPAGNIE CECILIA *

À l'origine de Gloria (in excelsis), il y a une interview qu'Arne Sierens a faite pendant l'une de ses séances de recherches : celle d'une femme qui, adolescente, a déménagé en Espagne avec son trafiquant de drogue de beau-père, y a rencontré un Espagnol avec lequel elle a eu deux enfants, a divorcé puis contracté quelques années plus tard un mariage mystique avec un prince nigérien, laquelle union n'a tenu qu'un mois...

À côté d'une épave de voiture en plein milieu d'un marécage, sur fond sonore d'oiseaux et de tirs de chasseurs alentours, Gloria rencontre un homme étrange. Dans la conversation qui suit, ils passent du coq à l'âne, parce qu'il est dans leur nature de ne pas pouvoir s'étendre longtemps sur le même sujet, parce qu'ils ont la gorge serrée et sont surtout fatigués, la vie leur en fait trop voir en ce moment. Ce n'est que désordre et incertitude, et peu d'amour. Il leur manque un point de repère, une ligne fixe, et quelqu'un qui puisse leur apporter un soutien. Mais plus ils parlent, plus il devient évident – ils le répètent sans cesse – qu'un monde les sépare, leur origine et religion sont totalement différentes, ils ont du mal à comprendre l'autre. Pour compliquer le tout, elle est là avec ses enfants et sa copine hispanophone, et lui avec son petit frère. Autant dire qu'il est clair qu'il ne pourra rien se passer entre eux.

_________